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Prenons justement le cas d’un ingénieur débutant. Que pouvez-vous lui proposer à la sortie de l’école ?
Il aura le choix entre différents métiers : ceux liés à la maintenance des avions, à l’informatique, en pleine évolution, mais aussi les métiers propres au transport des passagers et des marchandises, « l’exploitation ». Il y découvrira des métiers passionnants, particulièrement liés à la logistique. Et pourquoi pas, enfin, des métiers plus commerciaux avec un volet international très important, compte tenu des synergies développées entre Air France et KLM. |
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Pouvez-vous nous donner un exemple de « métier passionnant » et propre à Air France ?
Prenons par exemple le métier des analystes de vol, au sein de ce que nous appelons le « revenue management ». Les analystes sont un peu nos « golden boys ». L’enjeu est hautement stratégique pour l’entreprise, car il s’agit d’optimiser le rendement économique des vols en fonction du marché. L’analyste utilise bien sûr des bases statistiques, mais la complexité de sa mission l’amènera en permanence à modifier les paramètres et à faire des choix ; une partie de la performance économique de l’entreprise dépend de son efficacité. Il travaille en interface avec ses collègues du « Programme » qui doivent arbitrer très finement entre la demande, les offres des concurrents sur un marché mondial en constante évolution, les contraintes aéroportuaires, les opérations de maintenance des appareils. |
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En quoi le recrutement de jeunes diplômés est-il un enjeu fort ?
D’abord, il y a beaucoup de départs à la retraite dans les prochaines années, qui génèrent un fort besoin de recrutement. Mais derrière cet aspect quantitatif, on a sans cesse besoin d’idées neuves. Les jeunes que nous recrutons doivent aussi être capables de nous apporter leur créativité, leur capacité à agir, leur pugnacité et leur envie de réaliser des grands projets. |
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En quoi cette part de rêve rend-elle l’entreprise différente ?
Cela n’a rien à voir avec le prestige des grands groupes : on retrouve une force d’engagement extraordinaire dans une compagnie aérienne comme Air France. Il ne s’agit pas seulement de vendre un beau produit, mais aussi de vendre du rêve à nos clients. C’est cela qui permet de dépasser les frustrations que l’on peut trouver dans toutes les entreprises classiques. Le collectif prend le pas sur l’individuel. Fondamentalement, nous avons un métier relationnel et transversal. Il est toujours miraculeux de voir un avion partir au regard du nombre de personnes qui sont intervenues autour d’un départ. |
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L’intérêt du travail chez Air France naît-il de la complexité ?
Oui, même si cette complexité est quelquefois dure à vivre. Résoudre la complexité oblige à travailler avec les autres, à innover, à être à l’écoute de ce qui se passe à l’extérieur. On ne peut résister à toutes les contraintes de l’aérien que si l’on sait innover. Et il ne s’agit pas seulement de technologie ; mais aussi de service. Savoir résoudre la complexité, fédérer, innover… Ce sont certainement les premières qualités que l’on va rechercher chez les jeunes diplômés qui nous rejoignent. |
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La diversité est-elle un enjeu du recrutement ?
La diversité est inhérente à nos gènes. Nous sommes en contact avec le monde entier, la question ne se pose même pas : nous sommes divers par essence. Ce n’est pas un enjeu en soi car c’est déjà une réalité. |
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